Vers la fin de l'âgisme

Publié le : | Par : Line Simard

Tags : curriculum vitae, cv

Vers la fin de l'âgisme

Vers la fin de l’âgisme?

En approchant de la retraite, plusieurs travailleurs sont victimes de préjugés et de discrimination. Dans le Bel Âge de février 2020, Nathalie Savaria se penche sur ce phénomène bien réel et recueille les propos de plusieurs professionnels des ressources humaines. Voici un résumé de cet article très actuel.

Quelques causes d’exclusion des travailleurs âgés:

Les transformations technologiques dans l’organisation du travail

L’organisation du travail subit des pressions de technologie, de modernité, de rapidité et d’efficacité. Une image entre dans la tête des gens, un mythe que les personnes âgées ne sont pas capables de suivre et les pressions des plus jeunes qui veulent la place explique l’exclusion des plus âgés.

Les questions salariales

Parce qu’ils ont de plus gros salaires, ils se font licencier pour des raisons diverses. Toutefois, l’argent n’est pas toujours la priorité. Certains veulent une qualité de vie, un travail à temps partiel. Souvent le désir de retourner au travail est lié aux besoins financiers mais leur recherche d’emploi est un amalgame de tout : besoin d’argent, désir de se sentir utiles, d’être actifs, d’aimer leur travail, d’avoir moins de pression.

Le désir des employeurs d’avoir du personnel plus jeune

Souvent, les employeurs reconnaissent l’expérience mais désirent néanmoins du personnel plus jeune. Dès l’arrivée de la cinquantaine, plusieurs travailleurs se font poser des questions : quand prendras-tu ta retraite, quand penses-tu partir? Plusieurs travailleurs qui veulent retourner sur le marché du travail se font demander pourquoi ne penses-tu pas à profiter de la vie? Ces questions peuvent avoir un impact important sur l’identité de la personne et influencent les perceptions des demandeurs d’emplois, de plus en plus convaincus que leur âge est un obstacle important.

Rebondir après la perte de son emploi

Comme conseiller, on travaille sur de fausses perceptions. Il faut convaincre les employés eux-mêmes de la valeur de leur expérience et de leurs compétences pour qu’ensuite ils puissent convaincre l’employeur.

Perdre son emploi après 50 ans est souvent un deuil. Il faut être capable de rebondir, créer les bases d’une nouvelle identité. Des organismes d’employabilité comme le nôtre, spécialisé avec la clientèle expérimentée peuvent aider les chercheurs d’emploi à identifier leurs besoins et rencontrer des employeurs, a discuter avec eux, a les convaincre que ce n’est pas parce qu’on a 60 ans qu’on est prêt a prendre sa retraite dans deux ans. Certains travailleurs ont encore plus de 10 ans à travailler.

Quand il est impossible de retourner dan un milieu exigeant de la force physique ou du temps plein, on peut faire autre chose, dans un métier qui diffère et transférer ses compétences, d’où l’importance de faire un bilan et d’être bien accompagné. Plus il y aura d’organismes qui guideront les travailleurs, plus les transitions seront harmonieuses.

Vers une évolution positive… quand le travail n’aura-il plus nécessairement d’âge?

Il ne faut pas associer âge et non-travail. Plusieurs travailleurs expérimentés continuent de produire. On crée encore mieux parce qu’on se nourrit de tout ce qu’on a fait et vu évoluer!

Ainsi, l’expression travailleurs âgés est remplacée par travailleurs expérimentés. Désireux de revenir travailler, les retraités peuvent apporter une belle diversité dans les équipes de travail et ils sont beaucoup plus en forme qu’auparavant. Souvent les entreprises ont besoin de gens d’expérience. Pas pour dire quoi faire aux plus jeunes, mais surtout pour assurer la transmission des connaissances. Enfin le défi des organisations est toujours aussi grand ; qu’on embauche des jeunes qui viennent de terminer l’école, des immigrants ou des travailleurs expérimentés, il y aura toujours un défi d’intégration.

Avec la pénurie de travailleurs, on assiste à des modifications importantes du monde du travail. Les demandes des plus expérimentés et des jeunes se rejoignent de plus en plus. Par exemple, la qualité de vie prend une grande importance. On demande de plus en plus aux travailleurs ce qui les aiderait, ce qu’ils aimeraient. On est également heureux d’accueillir des travailleurs retraités, comme le personnel de la santé par exemple. C’est une question d’organisation du travail. Pourquoi parle-t-on encore aujourd’hui de 35 ou 40 heures. Pourquoi ne pas répartir le temps entre les employés en faisant du compagnonnage? Les employeurs doivent changer, devenir avant tout des humains travaillant avec des humains. Oui, la pénurie de main-d’œuvre devra faire évoluer grandement les entreprises.

Synthèse de l’article ; Ginette Gagné, c.o.



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